Depuis la réforme du 17 octobre 2016, l’examen du Pré-Capa se fait encore plus spécifique et sélectif. Pour augmenter leurs chances d’intégrer une école d’avocats, les candidats commencent désormais à le préparer dès le Master 1, en intégrant une prépa CRFPA en parallèle de leur cursus. Ce qui représente une énorme augmentation de la charge de travail. Il devient donc indispensable d’en anticiper les exigences dès la L3, en modifiant ses habitudes de révision.
Du Master 1 à la prépa CRFPA : des changements radicaux dans le rythme de travail exigé
Les premières années de licence de droit réclamaient déjà un volume de travail bien supérieur à ce qui était demandé au lycée. Or, quand on envisage de devenir avocat, un véritable gouffre sépare la L3 de l’année de Master 1.
En effet, le programme de M1 est plutôt chargé. Mais surtout, les meilleures préparations à l’examen CRFPA se font extrêmement exigeantes. C’est notamment le cas de la Prépa CRFPA dispensée par le célèbre institut Cap Avocat dans ses locaux parisiens du 6e arrondissement. A noter que l’on peut aussi bénéficier de cette formation certifiée Qualiopi via un enseignement en 100 % distanciel.
Afin que vous puissiez donner le maximum de vos possibilités, voici le programme concocté par Cap Avocat pour une période s’étalant du mois de septembre à la fin du mois d’août :
- 320 heures de cours dédiées au droit des obligations, à la procédure et à votre spécialité ;
- Des dizaines d’heures consacrées à la méthodologie de la note de synthèse et aux entraînements écrits ;
- La mise à disposition de nombreux manuels et ressources complémentaires.
En plus des efforts consacrés à votre année de M1, sachez que la prépa CRFPA exigera de vous un investissement d’environ 20 heures par semaine. Quota qui passera à 40 heures si vous choisissez la prépa estivale.
Ce changement de rythme risque de surprendre les étudiants peu préparés. D’autant qu’en cas d’admissibilité, la prépa CRFPA se prolonge de septembre à novembre. Avec le Grand Oral en ligne de mire !
Anticiper les exigences dès la L3 : s’inspirer des étudiants plus avancés
Pour anticiper ces exigences dès la L3, il pourrait être intéressant de s’entourer d’étudiants en droit déjà bien avancés. Cela permet de :
- Comprendre leur rythme de travail en partageant des sessions de révision ;
- Glaner des informations sur le déroulement de la prépa CRFPA et sur les façons de l’articuler avec le Master 1 ;
- Emprunter des supports de cours émanant directement des classes préparatoires ;
- Se familiariser avec les 3 temps du programme de révision : préparation anticipée, préparation des épreuves écrites, préparation à l’admission.
Pour compléter l’ensemble, des efforts devront aussi être portés sur l’hygiène de vie générale.

Modifier son équilibre de vie et son rapport au travail
Anticiper les exigences de la prépa CRFPA dès la L3, c’est aussi commencer à quitter ses habits d’étudiant pour se glisser dans le costume d’un professionnel. Mettez cette dernière année de licence à profit pour :
- Créer un emploi du temps adapté à la situation : la préparation du Pré-Capa demande d’en finir avec les révisions au jour le jour ;
- Prendre davantage soin de votre sommeil : à partir de l’année prochaine, vous aurez besoin d’optimiser votre récupération. Abandonnez les écrans au moins une heure avant d’éteindre, et cantonnez-vous à une seule sortie tardive par semaine ;
- Adopter une hygiène de vie propice : essayez de manger plus sainement, et incluez deux séances d’activité physique hebdomadaires. Vous en aurez besoin pour ménager votre mental.
Profitez donc de la L3 pour créer les conditions d’une transition plus souple. Et commencez tranquillement à vous mettre en « mode concours ».
Optimiser ses techniques d’apprentissage pour gagner en efficacité
Au-delà de l’organisation et de l’endurance, il est essentiel d’adopter des stratégies cognitives qui maximisent la rétention et réduisent la charge cognitive. Misez sur la répétition espacée, micro-séances et autoévaluation : fractionnez l’étude en courtes sessions ciblées, alternez les matières (interleaving) pour renforcer l’ancrage mnésique et testez régulièrement vos connaissances par des quiz ou des exercices fermés. La pratique délibérée doit viser des compétences précises — rédaction d’un argument, structuration d’un plan, repérage d’un arrêt de jurisprudence pertinent — plutôt que la simple multiplication d’heures. Utiliser des corrigés commentés et solliciter du feedback permet de transformer chaque erreur en point d’apprentissage et d’ajuster rapidement votre méthode.
Concrètement, introduisez un dispositif d’auto-suivi : un journal de progression qui recense les thèmes travaillés, les difficultés rencontrées et les objectifs hebdomadaires. Organisez des simulations courtes en conditions réelles pour entraîner la gestion du temps et la qualité rédactionnelle, puis analysez-les selon des critères précis (clarté de l’argumentation, pertinence des références doctrinales et jurisprudentielles, cohérence de la solution). Privilégiez le microlearning pour des notions techniques et la lecture active pour les commentaires d’arrêt ; combinez ces approches avec des séances de révision espacées pour consolider l’ancrage mnésique. Enfin, développez un portfolio de compétences — copies corrigées, fiches synthétiques et retours — qui vous servira de base objective pour l’itération de votre préparation et pour repérer l’évolution de vos aptitudes rédactionnelles et d’argumentation au fil du temps.




